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30 Déc

La hausse des taux d’usure devrait vous permettre d’acheter une maison ou un appartement à Saint-Gilles-les-Bains en 2021 !

Vous souhaitez acheter une maison ou un appartement à Saint-Gilles-les-Bains ? Bonne nouvelle : les taux d’usure pour le 1er trimestre 2021, taux maximum au-delà desquelles une banque n’a pas le droit de prêter, viennent d’être publiés au Journal Officiel du 26 décembre. Pour le trimestre à venir, ils sont encore légèrement remontés, notamment sur les durées de moins de 20 ans, ce qui devrait permettre à ceux qui ont un projet immobilier de le financer sans être pénalisés par ces taux plafonds, comme cela avait été le cas début 2020. C’est donc une très bonne nouvelle, qui combinée à l’assouplissement des recommandations du HCSF, devrait permettre au marché immobilier, de démarrer l’année 2021 dans de bonnes conditions.

Qu’est-ce que le taux d’usure ?
Chaque trimestre, la Banque de France collecte auprès des établissements de crédit les taux effectifs moyens (TAEG moyen incluant donc le taux nominal, mais aussi les frais de dossier, frais de courtage, coût d’assurance et garanties obligatoires) pratiqués des différentes catégories de prêts pour lesquelles sont calculés les seuils de l’usure. Ces taux, augmentés d’une marge d’un tiers, établissent les seuils de l’usure correspondants, publiés au JO à la fin de chaque trimestre pour le trimestre suivant. Il s’agit de taux plafond au-delà duquel une banque n’a pas le droit de prêter. Si le TAEG est supérieur à ce taux, le crédit ne pourra être accordé.

Voici ce qui peut poser problème : sur 20 ans, en fonction des revenus, le taux nominal proposé par une banque varie de 1,29 % à 1,95 %, avec des taux d’assurance variant de 0,29 % pour les moins de 30 ans à 0,96 % pour les plus de 50 ans, auquel s’ajoutent des frais de dossier pouvant aller jusqu’à 1,2 % du montant du crédit… Compte tenu de ces écarts de taux importants, certains emprunteurs obtiennent des propositions supérieures au taux d’usure.

« Certaines catégories d’emprunteurs restent encore pénalisées. Il s’agit des emprunteurs les plus risqués en termes de santé (sénior, risques aggravés) dont le taux dépasse fréquemment le seuil de l’usure en raison du poids très important de l’assurance dans le TAEG. Les emprunteurs modestes peuvent également être encore impactés en raison de la hausse des écarts de taux pratiqués par les banques selon les revenus et l’apport », analyse Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

C.V. / Bazikpress © Adobe Stock

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